H2Koi Guides sur l'eau du bassin Retour à l'accueil H2Koi

Guide bassin — référence

Les paramètres de l'eau d'un bassin à koï : plages de travail et vitesse d'évolution

Presque tous les tableaux de paramètres disponibles en français donnent une colonne « valeur idéale » et s'arrêtent là. Il manque la colonne la plus utile : à quelle vitesse chaque paramètre peut bouger. C'est elle qui dit lesquels se contrôlent une fois par mois et lesquels peuvent basculer entre le dîner et le petit déjeuner.

L'essentiel

Le tableau de référence

Plages de travail bien établies dans l'élevage du koï, à considérer comme des repères et non comme une prescription. La colonne « vitesse » est celle qu'il faut lire en premier.

ParamètrePlage de travailCe que ça dit réellementVitesse de variation
Température15 à 25 °C en confort ; alimentation complète au-dessus de ~15 °C ; arrêt de l'alimentation sous ~8–10 °C (convention) ; zone de risque au-dessus de 28 °CLe paramètre maître : il commande le métabolisme, la solubilité de l'oxygène, l'activité du filtre et la part toxique de l'ammoniacHeures à jours. 1 à 2 °C par jour dans un bassin peu profond en canicule ; plusieurs degrés en une nuit d'orage
Oxygène dissous> 7 mg/L en permanence ; jamais sous 5 mg/L ; viser > 80 % de saturation à l'aubeLa marge de survie. En mg/L pour le poisson, en % de saturation pour comprendre la causeHeures. Cycle jour/nuit de plusieurs mg/L ; minutes en cas de panne d'aération
pH7,0 à 8,5, stable ; l'amplitude journalière importe plus que la valeur : < 0,3 unité si l'eau est bien tamponnéeUn résultat, pas une cause. Il ne bouge pas tant que la protection tient — donc quand il bouge, la protection est déjà partieHeures. Sinusoïde quotidienne ; effondrement possible en une nuit si le KH est vide
KH — dureté carbonatée6 à 10 °dKH (105 à 180 mg/L de CaCO3). En dessous de 5 °dKH le pH devient instable ; sous 3 °dKH la situation est critiqueLe pouvoir tampon : la réserve qui absorbe les variations de CO2. Le seul paramètre réellement prédictif du bassinSemaines en régime normal ; jours sous fortes pluies, après un gros changement d'eau en région granitique, ou en pleine reprise de printemps
GH / TH — dureté totaleContexte utile ; pas un levier de pilotage du pHCalcium et magnésium. Sur l'analyse communale, c'est le TH. Il ne tamponne rien. H2Koi ne fournit pas le GHMois. Suit l'eau de remplissage
Ammonium total (NH4+)0 attendu. Toute valeur mesurable est un signal, pas une fatalitéCe que le test lit. Sa toxicité dépend entièrement du pH et de la températureHeures. Monte après un rinçage du filtre, une surcharge alimentaire, une perte de bactéries
Ammoniac libre (NH3)0. C'est la forme qui brûle les branchiesLa fraction toxique de l'ammonium, fixée par le pH et la température. Un chiffre d'ammonium total sans le pH ne veut presque rien direMinutes à heures : il suit le pH. À ammonium constant, la fraction libre peut être multipliée par dix entre 7 h et 17 h en eau verte
Nitrites (NO2-)0Toxicité aiguë : le nitrite bloque l'hémoglobine (méthémoglobinémie, « maladie du sang brun »). Le poisson s'asphyxie dans une eau parfaitement oxygénéeHeures à jours. Pic classique 24 à 72 h après un rinçage/nettoyage du filtre, et à la reprise de printemps
Nitrates (NO3-)Idéalement sous 40 mg/L. L'écart avec l'eau du robinet compte autant que la valeurProduit final de la nitrification. Rarement toxique aux niveaux du bassin, mais bon indicateur de charge et carburant des alguesSemaines. Monte lentement, redescend par changements d'eau
Conductivité200 à 800 µS/cm hors salage, selon la géologie localeL'empreinte minérale du bassin. Sa valeur absolue dépend de votre eau ; sa dérive est très informativeJours en dérive lente ; immédiate lors d'un changement d'eau ou d'un salage
Sel0 en routine ; usage thérapeutique typiquement autour de 3 g/L (0,3 %, soit 3 kg/m³), sur durée limitéeOutil thérapeutique et osmorégulateur, pas un additif permanentHeures à la mise en place ; semaines pour l'éliminer, uniquement par changements d'eau
TDSDérivé de la conductivitéUne autre écriture du même signal. Utile pour suivre une tendance, pas une mesure indépendanteVoir conductivité
Potentiel redox (ORP) — optionConvention : 250 à 400 mV en bassin. Valeur relative, dépendante de l'électrodeL'état d'oxydation global de l'eau. Se lit en tendance sur votre bassin, jamais transposé d'un bassin à l'autreMinutes à heures. Réagit vite à un traitement, à une pollution organique, à un UV
Turbidité< 10 NTU en eau claire ; le suivi de tendance primeParticules en suspension : bloom d'algues, boues remises en suspension, filtre saturéHeures. Un orage la fait tripler en une nuit
CO2 dissousNon mesuré directement ; se déduit du couple pH/KHLe moteur caché de l'amplitude journalière du pH. Il s'accumule la nuit et sous couverture hivernaleHeures ; s'accumule sur des semaines sous la glace
Cyanobactéries (option)Suivi de tendance uniquementFluorescence de la phycocyanine, pigment propre aux algues bleues. Une tendance, pas un comptage cellulaire, et cela ne mesure pas les toxinesJours. Une population monte plusieurs jours avant d'être visible à l'œil

Meneurs et suiveurs : pourquoi le pH ne vous prévient jamais

C'est la distinction qui structure toute la surveillance d'un bassin, et elle est rarement énoncée clairement.

Le pH est un indicateur retardé. Ce n'est pas un défaut de l'instrument : c'est le principe même du tamponnage. Tant qu'il reste des ions bicarbonate en solution, ils neutralisent les acides produits et le pH ne bouge presque pas. Un bassin à 9 °dKH et un bassin à 4 °dKH affichent tous les deux 7,8 un samedi après-midi. On ne les distingue pas au pH-mètre. On les distingue au test de KH — et la différence entre eux, c'est la marge avant l'accident.

Le KH est l'indicateur avancé. Il descend de 9 à 7, puis à 5 °dKH, pendant des semaines, sans qu'aucun autre paramètre ne réagisse. Puis, quand la réserve est épuisée, le pH décroche en une nuit : c'est la chute de pH (le forum dit parfois « crash de pH » ; le mot acidose, lui, décrit ce qui arrive au poisson, pas ce qui arrive à l'eau). Toute la valeur de la surveillance se joue dans cet intervalle de plusieurs semaines pendant lequel un seul paramètre parle.

Pourquoi le KH baisse — et pourquoi le bon éleveur en consomme plus

Trois consommateurs, dont un largement dominant :

Lire l'analyse d'eau de sa commune : le raccourci que personne n'utilise

Chaque commune française, belge et suisse publie une analyse de l'eau distribuée. Deux lignes y figurent, côte à côte, toutes deux en degrés français ( °f), ce qui explique la confusion générale :

Tout le monde cite le TH parce que c'est le chiffre qui parle du calcaire dans la bouilloire. Pour un bassin à koï, c'est le TAC qu'il faut lire. Conversion à retenir : 1 °dKH = 1,79 °f = 17,9 mg/L de CaCO3.

TAC sur l'analyse ( °f)ÉquivalentCe que cela signifie pour le bassin
3 °f≈ 1,7 °dKHEau granitique très douce. Aucun tampon apporté par le remplissage : un grand changement d'eau est un événement KH, pas une solution
8 °f≈ 4,5 °dKHLimite basse : le bassin fonctionnera, mais sans marge
12 °f≈ 6,7 °dKHConfortable ; les changements d'eau reconstituent le tampon
20 °f≈ 11,2 °dKHEau calcaire typique ; votre seul problème sera la consommation, jamais la source

Cette lecture divise nettement le territoire. Eau dure et calcaire sur le bassin parisien, en Champagne, dans le Jura, sur les Causses et sur une grande partie du plateau suisse : le KH est confortable, le seul enjeu est sa consommation. Eau douce et acide sur granite en Bretagne, dans le Massif central, les Vosges, les Ardennes et certaines vallées alpines : le tampon est chroniquement bas, ce n'est pas un accident mais une condition permanente, et la stratégie de changement d'eau doit en tenir compte.

Remonter le KH : le chiffre exact, et le piège du rayon droguerie

Le produit est le bicarbonate de sodium (bicarbonate de soude, NaHCO3). Le calcul : 1 °dKH correspond à 17,848 mg/L de CaCO3 ; le bicarbonate apportant un équivalent par mole, il faut environ 29,96 mg/L, arrondi à 30 mg/L, pour gagner 1 °dKH. Soit :

Deux erreurs à ne pas commettre.

1. La règle du « 1 g pour 100 L » est fausse. Elle circule largement dans les forums francophones. Elle ne délivre qu'environ 0,33 °dKH, soit un tiers de l'effet attendu. L'éleveur qui l'applique croit avoir remonté son tampon de 3 °dKH alors qu'il l'a remonté de 1, et il découvre son erreur au moment où le pH décroche. La bonne valeur est 30 g par m³ pour 1 °dKH.

2. Les « cristaux de soude » ne sont pas du bicarbonate. Le carbonate de soude (Na2CO3), vendu en grands sachets dans tous les supermarchés français au rayon entretien, est un produit chimique différent. Il remonte le pH violemment, bien au-delà de ce que vous visez. Lisez la formule sur le paquet : il vous faut NaHCO3.

Prudence d'usage : ne remontez pas de plus de 1 à 2 °dKH par jour, en dissolvant à part et en répartissant sur le retour de filtration. Ces valeurs sont des repères d'élevage courants, pas une prescription : chaque bassin, chaque charge et chaque eau de source diffèrent, et le seul juge est votre propre mesure. Détail complet sur la page dureté carbonatée (KH).

Quels paramètres surveiller à quel moment de l'année

Le rythme utile n'est pas mensuel : il suit le calendrier réel du bassin. Il diffère nettement selon la région, et un tableau générique « climat tempéré » ne convient à aucun des quatre climats de la zone francophone.

FenêtreParamètres critiquesCe qui se joue
Reprise, mars à maiKH, NH4, NO2, températureLa fenêtre la plus dangereuse de l'année. Appétit et métabolisme reviennent plus vite que la capacité du filtre biologique et que le système immunitaire ; Aeromonas redevient actif sur un poisson encore affaibli ; et le KH, épuisé tout l'hiver, est à son plus bas. C'est le mécanisme des « maladies de printemps ». En montagne et dans l'est, la fonte des neiges dilue encore le tampon au même moment
Été, mi-juin à fin aoûtO2 (à l'aube), température, pH, KHLa saturation en oxygène baisse pendant que la demande monte ; c'est le minimum d'avant l'aube qui tue. En PACA et sur le littoral d'Occitanie l'eau peut rester au-dessus de 28 °C des semaines. Second événement, plus brutal : l'orage qui met fin à l'épisode chaud — pluie froide et douce, bloom d'algues qui s'effondre, oxygène et pH qui bougent ensemble en quelques heures
Automne, oct.–nov.KH, NO2, température, turbiditéLongs automnes gris et pluvieux sur la façade oceanique et en Belgique : dilution continue du tampon, feuilles et charge organique, filtre qui ralentit. Descente progressive vers l'arrêt de l'alimentation
Hiver, nov.–marsKH, pH, températureL'angle mort. On arrête de nourrir, donc on arrête de tester. Sous la glace — réelle en Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Ardennes, Jura, Alpes et sur le plateau suisse — ou sous une bâche, le CO2 s'accumule dans une eau froide et immobile pendant que la nitrification, ralentie, continue de consommer du tampon. La réserve se vide en janvier et le problème se découvre en mars

Trois nuances régionales à ne jamais gommer : sur la façade atlantique et en Belgique, l'eau stationne souvent entre 4 et 8 °C pendant des mois sans glace durable, et la dormance est plus courte (décembre à février). Sur le pourtour méditerranéen, l'eau peut ne jamais descendre sous 8–10 °C : le poisson ne s'arrête jamais complètement, et la conduite hivernale n'est pas celle du reste du pays. En montagne, les hivers sont longs, les bassins plus profonds par nécessité et le printemps tardif.

Dernier point spécifiquement français : en juillet et août, les arrêtés préfectoraux sécheresse restreignent les usages non essentiels de l'eau la plupart des étés — et les cantons suisses comme les communes belges font de même les années sèches. Ils tombent exactement quand un changement d'eau serait le plus utile. Renseignez-vous sur ce qui est en vigueur chez vous ; c'est aussi un argument pour savoir précisément ce que fait votre eau plutôt que de changer à l'aveugle.

Comment ces paramètres se tiennent entre eux

Aucun ne se lit seul. Les liaisons les plus utiles à connaître :

Ce que H2Koi mesure, calcule, et ne fournit pas

Mesuré directementCalculéNon fourni
Température ; pH ; oxygène dissous (mg/L et % de saturation) ; conductivité ; turbidité ; ammonium (NH4) ; nitrates (NO3). En option : potentiel redox (ORP) ; cyanobactéries (phycocyanine)KH ; ammoniac libre (NH3) ; nitrites ; salinité ; TDSLe GH (TH) n'est pas fourni

À cela s'ajoute, en option, un canal cyanobactéries : la fluorescence de la phycocyanine, pigment propre aux algues bleues. Il faut le prendre pour ce qu'il est — une tendance, pas un comptage cellulaire — et il ne mesure pas les toxines. Aucune méthode amateur ne lit ce paramètre.

Deux précisions : le KH rapporté est une valeur calculée, pas un titrage, donc excellent en tendance ; et un balai racleur automatique maintient les faces optiques propres, ce qui est indispensable dans un bassin à 24 °C en juillet. L'ensemble est une alerte précoce en continu, assurée par des capteurs de qualité industrielle : cela ne détecte ni maladie ni parasite, et cela n'empêche pas les problèmes — cela permet de les connaître plus tôt. Le détail des méthodes est comparé sur tester l'eau en continu.

Un tableau de paramètres ne vaut que si quelqu'un le regarde à 4 h du matin. H2Koi suit ces valeurs en continu sur les bassins de collection, et la signature du service est humaine : nous surveillons les données et nous appelons le propriétaire avant qu'il ne remarque le problème. Comprendre la mesure en continu ou commencer par le paramètre qui prévient le premier.

Questions fréquentes

Quel est le paramètre le plus important à surveiller sur un bassin à koï ?

Le KH, la dureté carbonatée, et non le pH. Le pH est un indicateur retardé : par construction, il ne bouge pas tant que la protection est en place. Deux bassins, l'un à 9 °dKH et l'autre à 4 °dKH, affichent le même pH un samedi après-midi ; on ne les distingue pas au pH-mètre, alors que l'un dispose de plusieurs semaines de marge et l'autre de quelques jours. Le KH, lui, descend visiblement pendant des semaines avant que quoi que ce soit d'autre ne réagisse. C'est le seul paramètre qui prévient.

Sur l'analyse d'eau de ma commune, dois-je regarder le TH ou le TAC ?

Le TAC — titre alcalimétrique complet. C'est votre KH, votre pouvoir tampon. Le TH (titre hydrotimétrique) est le GH : le calcium et le magnésium, ce qu'on appelle couramment l'eau calcaire. Il ne tamponne rien. Les deux sont imprimés côte à côte, tous deux en °f, tous deux appelés « degrés », ce qui explique la confusion générale. Pour convertir : 1 °dKH = 1,79 °f. Un TAC de 12 °f correspond donc à environ 6,7 °dKH, ce qui est confortable ; un TAC de 3 °f, courant sur granite en Bretagne ou dans le Massif central, correspond à 1,7 °dKH — votre eau de remplissage n'apporte alors aucun tampon.

Combien de bicarbonate faut-il pour remonter le KH d'un degré ?

Environ 30 g de bicarbonate de sodium (NaHCO3) par m³ pour gagner à peu près 1 °dKH, soit 3 g pour 100 L. Attention : la règle du « 1 g pour 100 L » qui circule dans les forums francophones est fausse — elle ne délivre qu'environ 0,33 °dKH, un tiers de l'effet attendu. Deuxième piège, spécifiquement français : les « cristaux de soude » ou « carbonate de soude » (Na2CO3) vendus en supermarché sont un produit chimique différent qui fait monter le pH brutalement. Vérifiez la formule NaHCO3 sur le paquet. Et ne remontez pas de plus de 1 à 2 °dKH par jour. Ce sont des repères d'élevage courants, à vérifier contre vos propres mesures.

Pourquoi mon KH baisse-t-il alors que je fais tout correctement ?

Parce que c'est justement ce qui le fait baisser. La nitrification consomme environ 7 mg/L d'alcalinité en CaCO3, soit à peu près 0,4 °dKH, par mg/L d'azote ammoniacal oxydé — et tout cet acide provient de la première étape, ammonium vers nitrite ; le passage nitrite vers nitrate n'en consomme aucun. Un bassin bien peuplé, bien filtré et généreusement nourri brûle donc son tampon plus vite qu'un bassin négligé. S'y ajoutent la dilution par les pluies, très marquée sur la façade atlantique et en Belgique, et la fonte des neiges en mars dans l'est et en montagne.

Faut-il continuer à tester en hiver quand on ne nourrit plus ?

Oui, et c'est l'erreur la plus répandue. On arrête de nourrir, donc on arrête de tester — c'est exactement là que le problème se construit. Sous une bâche ou sous la glace, le CO2 s'accumule dans une eau froide et immobile, tandis que la nitrification, ralentie mais pas arrêtée, continue de consommer du tampon. La réserve se vide en janvier et la conséquence apparaît en mars, en pleine reprise, au moment où le poisson est le plus vulnérable. Un contrôle du KH et du pH toutes les deux semaines suffit à voir venir la chose. C'est aussi le service le plus concret que rende une mesure en continu.

À quelle vitesse un paramètre peut-il vraiment basculer ?

Cela dépend entièrement du paramètre, et c'est ce qui doit dicter votre rythme de surveillance. L'oxygène et l'ammoniac libre bougent en heures voire en minutes : une panne d'aération nocturne ou une nuit d'orage suffisent. Les nitrites montent en 24 à 72 heures après un rinçage de filtre. Le pH oscille chaque jour et peut décrocher en une nuit si le tampon est vide. Le KH se déplace normalement sur des semaines, mais en jours sous fortes pluies ou en région granitique. Les nitrates évoluent sur des semaines, la dureté totale sur des mois. Un contrôle hebdomadaire convient au KH et aux nitrates ; il ne verra jamais un creux d'oxygène de quatre heures.

Le canal cyanobactéries mesure-t-il les toxines ?

Non, et il est important de le dire clairement. Le canal optionnel lit la fluorescence de la phycocyanine, le pigment spécifique aux cyanobactéries (algues bleues). Il fournit une tendance, pas un comptage cellulaire, et il ne mesure pas les toxines. Son intérêt est de montrer une population qui augmente plusieurs jours avant qu'elle ne devienne visible à l'œil ou détectable à l'odeur — ce qui laisse le temps d'agir. Aucune bandelette, aucun test à gouttes et aucun photomètre du commerce ne lit ce paramètre.